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Sergeant Pepper Times a déménagé à une nouvelle adresse : www.sergeantpeppertimes.net.

Il ne publiera donc plus aucun article ici-même.

 

SPT

Grenier

 

Suicide Bomber

24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 22:46

 

J’ai une amie de la nuit. Et c’est à elle, tout enfoirée qu’elle soit, que je dédie la chanson qui suit :

 

 

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 02:16

 

Nous avons probablement tous un drogué – un foutu junkie – préféré. Le mien est, sans conteste aucun, l’inimitable, l’inatteignable, l’incomparable, l’intouchable, l’inégalable Willy Deville.

 

Pour Biscotte, mon amie de la nuit.

 

 

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 23:30

 

J’étais là, seul et serein dans mon étroite étude sise sous le toit, à écluser de la bière bon marché quand , brusquement, je me suis dit que je pourrais tout aussi bien partager cet instant de suprême quiétude avec vous que je ne connais pas mais qui, par quelque mystère que je ne comprends pas, m’accordez parfois votre attention.

Considérez ceci comme un hommage que je vous rends.

 

 

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 13:08

 

En Iran – comme partout ailleurs, du reste – il y a les crétins et il y a les Autres.

 

Après avoir gâché deux petites minutes de votre vie à vous pencher sur la sévère pathologie dont souffrent les premiers, je suppose que vous aurez envie, et peut-être même besoin, afin de purifier vos sens, de vous envoler pour Ispahan et de consacrer, en deux vidéos, 16 minutes et 15 secondes à de remarquables musiciens. C’est là, j’ose l’espérer, un voyage que vous ne regretterez pas.

 

 

 

 

 

 

Je tiens à remercier Catherine, et ce bien que ce soient les crétins qu’elle ait ce matin portés à mon attention.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 14:05

 

Ne le nions pas : depuis la création de ce blog, un matin siamois de juillet 2009, j’ai écrit des monceaux, des amas, des tas, des terrils de conneries plus ou moins inspirées. Mes archives, fortes à ce jour de 1 651 articles, sont un véritable crassier sans guère de pépites.

 

Il est cependant un domaine, et je ne vois aucune raison de ne pas le revendiquer avec la même humilité que j’avoue mes défaillances, dans lequel je crois n’avoir commis aucun faux pas : la musique.

 

Ça se discute, me diriez-vous.

Ça se discute effectivement, vous répondrais-je. Ça peut même, ajouterais-je, se discuter aussitôt que ce soir, autour de ma vaste et lourde table campagnarde. Je fournis les seaux de bière, l’absinthe à 85° et le saucisson sec, vous apportez la contradiction. La contradiction, un protège-dents (l’alcool me rend méchant) et de la vaseline (vous devrez, d’une manière ou d’une autre, reprendre vos arguments avec vous).

Tout se discute, c’est là un principe élémentaire pour lequel j’ai le plus grand respect jusqu’aux deux premiers grammes d’alcool par litre de sang. Entre l’arrivée sur le pas de ma porte et ce seuil, je vous le promets, vous pourrez ergoter à loisir. Au-delà, je vous prouverai, y compris par la terreur s’il s’avère que vous êtes d’une densité hors normes, que ce n’est pas parce que vous n’aimez pas un artiste auquel je goûte qu’il n’est pas talentueux.

Je n’ai moi-même, pour prendre un exemple, que peu d’admiration pour Eric Clapton en tant que compositeur mais il ne me viendrait jamais à l’idée, même après deux grammes, de nier son extrême virtuosité, son immense talent de guitariste. Et ce malgré qu’il ait cocufié George Harrison, l’homme de bien qui fut notre ami à tous deux (sauf que moi, je n’ai jamais profité des séances de méditation transcendantale de George pour coucher avec Patti).

 

Mais revenons-en à mon parcours immaculé dans le domaine de la musique et prolongeons-le avec le bien-nommé Jim White, musicien du Sud des Etats-Unis passé maître dans l’art de ce que, faute d’une expression mieux adaptée, j’appellerai « collage musical » : les racines de sa musique sont indéniablement country, folk et blues (ce qui, en soi, est déjà un collage) mais Jim, en leur superposant des bruitages divers (insectes, sirènes, averses, etc.) et en faisant souvent produire ses albums par des gens venus d’horizons assez éloignés du sien (Morcheeba, par exemple), se hisse bien au-dessus de la plupart de ses collègues en Americana (c’est l’étiquette officielle que l’on colle à ce style particulier). Ajoutez à cela des textes d’une poésie étrange et sombre (mais non dépourvus d’humour, surtout quand il aborde ses multiples et parfois terribles passés) et vous obtenez, ce qui est souvent un gage de qualité, un artiste « atmosphérique » qui, parce que trop singulier, n’a que peu de chances de passer en boucle à la radio ou à la télé. Ce qui, du reste, convient parfaitement à cet homme aussi modeste que discret qui envisage très sérieusement d’abandonner définitivement la musique et de reprendre une carrière universitaire qui l’éloignera moins de sa famille.

Bref, Jim White est l’antithèse de tout ce dont, de nos jours, on nous rebat les oreilles.

 

La chanson que je vous propose maintenant d’écouter, The Wound That Never Heals, retrace l’histoire d’une femme abusée et violée dans son enfance par son père et cinq de ses oncles (qu’elle finira par tous tuer) et son parcours consécutif de tueuse en série à travers les States, sa fuite loin des diables, des anges et des fantômes – avec, à jamais entre ses jambes, une plaie ouverte.

 

[Vous voudrez bien m’excuser s’il se trouve que j’ai déjà proposé cette vidéo à l’image hélas fixe mais je n’ai pas eu le courage de passer en revue les presque 300 entrées de ma catégorie « Musique ». Une recherche succincte n’a toutefois fait apparaitre aucun résultat.]

 

Long about an hour before sunrise

she drags his body down to the edge of the swollen river

wrapped in a red velvet curtain

stolen from the movie theater where she works.

Quiet as a whisper, under the stanchions of a washed-out bridge, she cuts him loose...

and watches as the flood waters spin him around once, then carry him away.

Then she removes the golden ring upon her finger... and she throws it in.

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

 

Three days later in a bar in Southern Mississippi she meets a man by the name of Charles Lee.

She introduces herself to him as "Lee Charles" "What a coincidence." he says... and one week later they get married.

He wakes up one night six months down the line to find her staring at him in the oddest way.

When he says, "Honey, what's wrong?" she says, "Oh nothing dear... except that tears are

a stupid trick of God."

And by the time they find his body six weeks later... Well hell, she's a thousand miles away.

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

 

She runs from devils. She runs from angels.

She runs from the ghost of her father and five different uncles.

Blinded by their memories, seared by their pain, she'd like to kill 'em all... then kill 'em all again.

She don't think much about what she's done or the funny feelings that she feels.

No, she don't.

To her it's just a condition she picked up as a child... a little thing she calls, "the wound that never heals", she calls it, "the wound that never heals"

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

 

 


 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:44

 

Une preuve, s’il était encore besoin d’une confirmation supplémentaire, qu’il ne faut pas grand-chose pour être et rendre heureux.

 

 

 

 

Merci à Vianney.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:00

 

J’ai joué cette vidéo trois fois. Les deux premières fois, je l’ai écoutée et regardée ; la dernière, je ne lui ai consacré que mes oreilles. Et je ne vous cacherai pas que je préfère entendre et ne pas voir Rachelle Ferrell. Elle est certes talentueuse, sa voix est remarquable (six octaves, parait-il) mais sa gymnastique faciale et ses attitudes sur scène me déplaisent. Peut-être suis-je trop sévère ou carrément malvoyant mais je ne retrouve pas chez elle la grâce (et non la beauté) que j’en suis venu, arrogamment peut-être, à attendre des grandes voix.

Mais peu importe.

Quel que soit mon problème, il n’en reste pas moins que cette dame – que je viens de découvrir et dont, pour le moment, je ne connais que deux vidéos – m’a enchanté avec cette réinterprétation du classique Autumn Leaves.

Et puis, pour le coup, y a aussi Michel Petrucciani, Wayne Shorter et Stanley Clarke.

 

 

 

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:37

 

Il y a quelques semaines, il m’est brusquement venu à l’esprit – je suis assez régulièrement traversé de pensées aussi soudaines que brutales – que Tim Buckley devait avoir été considérablement influencé par Yma Sumac, diva péruvienne dont la voix fut assurément l’une des plus exceptionnelles du vingtième siècle. On retrouve chez ces deux artistes, dont les registres étaient d’une amplitude peu commune (environ 5 octaves), la même ambition d’utiliser la voix comme un instrument à part entière mais également des similarités, que je crois parfois frappantes, quant aux résultats.

 

Je suis heureux de vous apprendre que cette théorie, qui ne reposait d’abord que sur une intuition, vient de se voir confirmée, pas plus tard que ce matin, par la découverte de témoignages de personnes qui ont fréquenté Tim Buckley dans les années 60 et 70 :

« He turned me on to music like Yma Sumac » - Rebop

« He used to laugh and say what he was aiming for was to get the range of Yma Sumac » - Daniella Sapriel

 

La vidéo d’Yma Sumac que je vous propose maintenant de regarder souffre d’un léger défaut de synchronisation entre l’image et le son (vieux play-back oblige) mais cela ne devrait pas vous empêcher de goûter pleinement à sa voix extraordinaire (n’hésitez pas à monter le son pour mieux entrer dans la forêt).

 

 

 

 

 

Pour écouter Starsailor, l’album le plus ambitieux et le moins facile à aborder de T. Buckley, celui dans lequel il s’est aventuré le plus loin vocalement et musicalement, vous pouvez cliquer ICI

Ou me demander de vous l’envoyer par mail – ce que je ferai gracieusement et dans les meilleurs délais.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:17

 

Je pourrais vous dire exactement où, dans quelle petite maison grise et étroite tout près d’une voie ferrée, j’ai pour la première fois, après les craquements d’usage, entendu un sitar. Je revois le temps maussade à travers les rideaux de fausse dentelle (nous sommes en début d’automne), je sens à nouveau sous mes fesses les ressorts du mauvais sommier à travers le mince matelas de mousse, je me rappelle la course du bras sur le vinyle Parlophone que l’on m’avait prêté mais que l’on me donna ensuite, je me remémore encore l’attente qui grésille.

 

Je suis dans cette maison-couloir, qui n’est pas la mienne mais qui n’est pas très loin, parce que je ne possède pas encore de tourne-disque et que, pour écouter et pouvoir réécouter sur mon magnétophone ce Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band dont je ne sais pas encore qu’on me l’abandonnera gracieusement, il me faut l’enregistrer sur une cassette aussi vierge que moi.

 

L’ado qui s’est proposé de m’aider (après que je l’ai tanné jusqu’à l’épuisement), un grand de l’âge de ma sœur aînée qui, parce qu’il assumait pleinement son amitié pour les petits, m’invitait parfois à faire griller des châtaignes sous une rafale de neige, ne supporte pas Within You Without You et n’attend pas dix notes pour le dire. « C’est insupportable ! ».

Je temporise : « non, non, c’est seulement étrange et ça demande à être réécouté. »

« Ben, tu le réécouteras chez toi. Moi, j’en ai assez de ce chat que l’on torture » (je ne réponds rien à cette hérésie. Après tout, ce sont sa chambre et son tourne-disque). « Tes sœurs ont raison, petit, quand elles disent que tu écoutes des trucs qui les rendent folles. »

(Note : là, il minimisait mon pouvoir de nuisance car, plus que mes sœurs, c’est tout le quartier de la gare que je rendais fou avec mes décibels.)

 

A compter de ce jour, les sonorités orientales, essentiellement sitar et tabla, me devinrent de moins en moins étranges, de plus en plus familières, mais il me fallut attendre encore quelques années pour entrer de plain-pied dans la musique indienne, pour l’écouter pour elle-même, enfin débarrassée des guitares électriques, des machines Moog et des mellotrons du psychédélique. C’est avec un disque rayé de Ravi Shankar emprunté à la bibliothèque locale (Homage to Mahatma Gandhi and Baba Allauddin – je possède encore la cassette que j’en avais tirée) que je franchis le seuil mais c’est véritablement lors de ma première année de fac, assis parfaitement à jeun face à Ravi Shankar lui-même, que je fus totalement, fondamentalement, irrémédiablement transporté, enivré, ensorcelé, marabouté. Sitarisé.

 

Je me souviens de tout : ce Jour-là, assise à ma gauche, mon amoureuse (cette jolie et délicate sorcière m’aimait avec une telle générosité que rien de ce que j’éprouvais ne lui était étranger) se délecta du bouleversement-ravissement qui s’opéra en moi plus que de la musique (« parce que, cochon à qui je donne trop de confiture, je t’aime plus que la musique », avoua-t-elle plus tard, enroulée autour de moi dans mon étroit lit d’étudiant qui n’étudiait pas grand-chose). A droite, Mohamed, mon ami Mohamed, pleura en silence. Il pleura sur la musique, il pleura sur une enfance algérienne bercée de cinéma indien, il pleura d’avoir retrouvé quelque chose qu’il croyait définitivement perdu. Et par-dessus tout ça, il pleura tout simplement du bonheur de pouvoir pleurer ouvertement. Pas une fois, j’en fus témoin, il n’essuya ses joues.

 

Ce Jour-là, rien ne pourrait être plus véridique, assis sur le tapis de musique entre deux bâtons d’encens qui se consumaient lentement, si près que j’aurais presque pu les toucher, Ravi Shankar et Alla Rakha emmenèrent avec eux, dans un enchaînement enchanté de ragas du soir et de ragas du matin, en plus du sergent, de son amoureuse qui l’aimait trop et de son ami Mohamed, deux cents autres personnes si profondément émues qu’on aurait juré qu’elles suffisaient amplement à remplir les mille quatre cents sièges de la salle aux lumières tamisées.

 

 

Je n’aurai pas la prétention de dire qu’aujourd’hui je comprends un univers aussi complexe et aussi vaste que les musiques de l’Inde, et ce d’autant moins que je n’ai aucune formation qui me permettrait un tel tour de force, mais ce qu’elles disent résonne souvent en moi avec les accents d’une langue naturelle. Cela, il n’y a pas à en douter, c’est d’abord à Ravi Shankar que je le dois. Presque trente ans plus tard, je le revois encore assis jambes croisées sur le tapis de musique et je sens toujours vibrer aussi profondément en moi les notes qui s’étiraient ou dégringolaient sous ses doigts déliés. Et, de ce soir-là, j’ai conservé précieusement en moi un instantané : il regarde, qui s’étaient précipités pour être au plus près de lui, un petit garçon en train de germer, une sensuelle jeune fille que l’on croquerait, un Mohamed mouillé et il leur adresse un bref sourire lumineux, espiègle, qu’ils n’oublieront jamais : « touchés ! ».

 

 

J’ai lu ce matin, entre deux inconfortables manifestations d’une vilaine gastro-entérite, qu’il serait mort. Ben, je n’en crois pas un mot.

 

 

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 18:29

 

 

Les chansons des Beatles qui me touchent le plus ont, je crois, j’en suis quasiment certain, j’en mettrais ma main au feu, toutes été composées par John Lennon – l’homme qui, plus que tout autre, a fait de moi un mélomane doublé d’un emmerdeur. Parmi celles-ci, il en est une qui, de par ses paroles, sort indéniablement du lot et résonne dans mon cœur d’éternel nostalgique plus qu'aucune autre : In My Life

 

There are places I remember
All my life, though some have changed
Some forever not for better
Some have gone and some remain
All these places have their moments
With lovers and friends I still can recall
Some are dead and some are living
In my life I've loved them all

But of all these friends and lovers
There is no one compares with you
And these memories lose their meaning
When I think of love as something new
Though I know I'll never lose affection
For people and things that went before
I know I'll often stop and think about them
In my life I love you more

Though I know I'll never lose affection
For people and things that went before
I know I'll often stop and think about them
In my life I love you more
In my life I love you more

 

Je vous propose d’en écouter une version – dépouillée de toute orchestration, sublime de sobriété, servie par une voix que l’on croirait née pour chanter exactement ces paroles-là – qui, je l’espère bien, se fichera dans votre cœur comme elle s’est plantée dans le mien.

 

 

 

 

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