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Sergeant Pepper Times a déménagé à une nouvelle adresse : www.sergeantpeppertimes.net.

Il ne publiera donc plus aucun article ici-même.

 

SPT

Grenier

 

Suicide Bomber

26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 14:05

 

Ne le nions pas : depuis la création de ce blog, un matin siamois de juillet 2009, j’ai écrit des monceaux, des amas, des tas, des terrils de conneries plus ou moins inspirées. Mes archives, fortes à ce jour de 1 651 articles, sont un véritable crassier sans guère de pépites.

 

Il est cependant un domaine, et je ne vois aucune raison de ne pas le revendiquer avec la même humilité que j’avoue mes défaillances, dans lequel je crois n’avoir commis aucun faux pas : la musique.

 

Ça se discute, me diriez-vous.

Ça se discute effectivement, vous répondrais-je. Ça peut même, ajouterais-je, se discuter aussitôt que ce soir, autour de ma vaste et lourde table campagnarde. Je fournis les seaux de bière, l’absinthe à 85° et le saucisson sec, vous apportez la contradiction. La contradiction, un protège-dents (l’alcool me rend méchant) et de la vaseline (vous devrez, d’une manière ou d’une autre, reprendre vos arguments avec vous).

Tout se discute, c’est là un principe élémentaire pour lequel j’ai le plus grand respect jusqu’aux deux premiers grammes d’alcool par litre de sang. Entre l’arrivée sur le pas de ma porte et ce seuil, je vous le promets, vous pourrez ergoter à loisir. Au-delà, je vous prouverai, y compris par la terreur s’il s’avère que vous êtes d’une densité hors normes, que ce n’est pas parce que vous n’aimez pas un artiste auquel je goûte qu’il n’est pas talentueux.

Je n’ai moi-même, pour prendre un exemple, que peu d’admiration pour Eric Clapton en tant que compositeur mais il ne me viendrait jamais à l’idée, même après deux grammes, de nier son extrême virtuosité, son immense talent de guitariste. Et ce malgré qu’il ait cocufié George Harrison, l’homme de bien qui fut notre ami à tous deux (sauf que moi, je n’ai jamais profité des séances de méditation transcendantale de George pour coucher avec Patti).

 

Mais revenons-en à mon parcours immaculé dans le domaine de la musique et prolongeons-le avec le bien-nommé Jim White, musicien du Sud des Etats-Unis passé maître dans l’art de ce que, faute d’une expression mieux adaptée, j’appellerai « collage musical » : les racines de sa musique sont indéniablement country, folk et blues (ce qui, en soi, est déjà un collage) mais Jim, en leur superposant des bruitages divers (insectes, sirènes, averses, etc.) et en faisant souvent produire ses albums par des gens venus d’horizons assez éloignés du sien (Morcheeba, par exemple), se hisse bien au-dessus de la plupart de ses collègues en Americana (c’est l’étiquette officielle que l’on colle à ce style particulier). Ajoutez à cela des textes d’une poésie étrange et sombre (mais non dépourvus d’humour, surtout quand il aborde ses multiples et parfois terribles passés) et vous obtenez, ce qui est souvent un gage de qualité, un artiste « atmosphérique » qui, parce que trop singulier, n’a que peu de chances de passer en boucle à la radio ou à la télé. Ce qui, du reste, convient parfaitement à cet homme aussi modeste que discret qui envisage très sérieusement d’abandonner définitivement la musique et de reprendre une carrière universitaire qui l’éloignera moins de sa famille.

Bref, Jim White est l’antithèse de tout ce dont, de nos jours, on nous rebat les oreilles.

 

La chanson que je vous propose maintenant d’écouter, The Wound That Never Heals, retrace l’histoire d’une femme abusée et violée dans son enfance par son père et cinq de ses oncles (qu’elle finira par tous tuer) et son parcours consécutif de tueuse en série à travers les States, sa fuite loin des diables, des anges et des fantômes – avec, à jamais entre ses jambes, une plaie ouverte.

 

[Vous voudrez bien m’excuser s’il se trouve que j’ai déjà proposé cette vidéo à l’image hélas fixe mais je n’ai pas eu le courage de passer en revue les presque 300 entrées de ma catégorie « Musique ». Une recherche succincte n’a toutefois fait apparaitre aucun résultat.]

 

Long about an hour before sunrise

she drags his body down to the edge of the swollen river

wrapped in a red velvet curtain

stolen from the movie theater where she works.

Quiet as a whisper, under the stanchions of a washed-out bridge, she cuts him loose...

and watches as the flood waters spin him around once, then carry him away.

Then she removes the golden ring upon her finger... and she throws it in.

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

 

Three days later in a bar in Southern Mississippi she meets a man by the name of Charles Lee.

She introduces herself to him as "Lee Charles" "What a coincidence." he says... and one week later they get married.

He wakes up one night six months down the line to find her staring at him in the oddest way.

When he says, "Honey, what's wrong?" she says, "Oh nothing dear... except that tears are

a stupid trick of God."

And by the time they find his body six weeks later... Well hell, she's a thousand miles away.

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

 

She runs from devils. She runs from angels.

She runs from the ghost of her father and five different uncles.

Blinded by their memories, seared by their pain, she'd like to kill 'em all... then kill 'em all again.

She don't think much about what she's done or the funny feelings that she feels.

No, she don't.

To her it's just a condition she picked up as a child... a little thing she calls, "the wound that never heals", she calls it, "the wound that never heals"

And I wonder; Baby why don't you cry? Baby why don't you... Baby why don't you cry?

 

 


 

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Published by Sergeant Pepper - dans Musique
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