Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Date De Naissance Du Blog

  • : Sergeant Pepper Times
  • Sergeant Pepper Times
  • : Ce qui me passe par la tête au moment où ça me passe par la tête. C'est mon blog, oui ou merde ?
  • Contact


Camera

Afin d'azurer votre sécurité, ce blog est placé sous surveillance vidéo.
Merci de votre comprenance.

Fouillez Le Blog

Sergeant Pepper Times a déménagé à une nouvelle adresse : www.sergeantpeppertimes.net.

Il ne publiera donc plus aucun article ici-même.

 

SPT

Grenier

 

Suicide Bomber

29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 14:28

 

Etats-Unis : ruée sur les armes à feu par crainte d'une éventuelle interdiction (Le Parisien)

 

J’étais là, avec mon deuxième café et ma première cigarette. Encore légèrement ensuqué mais déjà parfaitement détendu, je survolais innocemment cet article que je croyais à mille autres pareil quand, tout à coup, vers la fin, je suis tombé sur les mots « cartable pare-balle ».

Je ne saurais décrire précisément le phénomène dont je fus alors la victime mais cela, je vous le jure, tenait du passage mouvementé dans un obscur tourbillon temporel et, quand je fus recraché à l’autre bout, nauséeux, vacillant, les vêtements en désordre et tachés d’antimatière grise, je bégayais sans plus pouvoir m’arrêter : « Je su… su… suis dans dans le le fu… fu… futur. Pu… pu… putain, je su… su… suis dans dans le le fu… fu… futur ».

 

 

 

Italie : un curé accuse les femmes de provoquer les criminels (RTL)

 

Puis, tout aussi soudainement que j’avais été projeté dans l’avenir, je fus de nouveau aspiré par le tourbillon maléfique – mais dans le sens inverse – et finalement recraché au Moyen-âge, sur quelque place aux pavés disjoints où des porcs faméliques se régalaient bruyamment de matières fécales.

 

Ce que je vis, mes amis, ce que je vis quand j’eus absorbé le décalage horaire, tenait du cauchemar mis en scène par un Hieronymus Bosch sous l’influence de quelque drogue hallucinogène particulièrement explosive : des femmes, métamorphosées en créatures écumantes et échevelées dont « l’habillement succinct » ne cachait rien de leurs vagins outrageusement maquillés et pourvus de deux rangées de dents tranchantes qu’un liquide suintant faisait miroiter, dansaient lascivement au centre d’un brasier rougeoyant autour duquel se pressaient des hommes hypnotisés, pantalons sur les chevilles, le sexe involontairement gorgé des « pires instincts », la queue innocente palpitant d’un ignoble et douloureux désir, tous à deux doigts, las de lutter, de gaspiller sous l’incessante torture des femmes leur semence sacrée dans l’air vicié. Et les salopes, avides de « violence et d’abus sexuels », impatientes de vaincre la morale de leurs proies et d’être emportées par des flots impétueux et blanchâtres, n’en pouvaient plus de tournoyer, à chaque tour « de plus en plus provocantes, voire arrogantes » dans leurs « tenues moulantes ». Sur le parvis de l’église, un curé émacié, le visage figé en un masque de douleur, maudissait les harpies en haut latin, les adjurait de mettre fin à leur farandole démoniaque, de cesser d’envoyer des baisers mouillés de leurs vulves entrouvertes et les implorait de retourner enfin auprès de leurs « nouveau-nés négligés » et dans leurs « maisons mal tenues » pour y réchauffer « les repas froids » avant qu’il ne soit trop tard pour sauver les hommes. Mais les bacchantes n’entendaient rien de la raison, ne voulaient rien entendre de la sagesse et les hommes, finalement vaincus par la sarabande torride, entraient à leur tour dans le feu, la verge saillante et acérée, pour donner aux femmes les coups qu’elles appelaient de leurs voix rauques, pour leur offrir les viols que, même comblées, elles ne cessaient de réclamer encore et encore.

Il fallait les voir – déchaînées, insatiables, enragées, torrentielles, farcies par tous les orifices d’autant de pénis qu’elles pouvaient en subjuguer – rire et jouir bruyamment des déchirements, des coups, des fractures et même de la mort.

Et le curé hurlait, les bras levés et les mains ouvertes. On eut dit que, sur sa silhouette d’arbre mort, il invitait les gargouilles à venir se poser.

 

 

 

L'étudiante victime d'un viol collectif en Inde « lutte contre la mort » (France TV)

 

Violée par six mecs, frappée à coups de barre de fer et finalement jetée plus morte que vive sur la route… Putain, j’vous dis pas, pour reprendre les mots exacts du curé italien dont il est question plus haut, comment elle a dû « exacerber les tensions » celle-là.

 

 

 

Victime d'un viol collectif, elle décide de se suicider (Nouvel Obs)

 

Fallait-il qu’elle se sente coupable pour choisir cette échappatoire qui finit de l’incriminer.

 

 

 

L'état de santé de Bush "père", hospitalisé, s'est détérioré (TF1 News)

Norman Schwarzkopf, héros de la Guerre du Golfe, est mort (Métro)

Rétro 2012 : Copé, « tête à claques » de l'année (Nice Matin)

 

Je ne vous cacherai pas que, après toutes ces horreurs, il est quelque peu déstabilisant de soudain découvrir, au hasard des titres, des trucs qui tournent encore rond.

 

 

 

Nouvel an. Les Français vont boire, peu prévoient comment ils vont rentrer (Ouest-France)

 

Je suppose que d’avoir prévu de passer mon Nouvel an à domicile, confortablement installé entre un sachet d’herbe, un cendrier et un livre, me place indéniablement du côté des gens responsables.

Je vieillis.

 

 

 

L’idée d’armer les profs américains fait son chemin (Le Temps)

 

Et le jour prochain où un prof au dernier stade de la dépression nerveuse tirera sur un ou plusieurs de ses élèves, on fera quoi ? On armera également les mômes ?

 

 

 

 

Un curé de Bretagne se prononce en faveur du mariage gay (JOL Press)

 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours pensé que tremper des petits-beurre dans un alcool de pommes franc du collier, assis près d’une fenêtre ouvrant sur des rochers fouettés par la houle et, au-delà, sur un horizon plein de promesses qu’un vilain petit crachin à vous glacer les os obstrue la plupart du temps, recélait quelques fortes vertus antiseptiques.

Ne me demandez pas comment et pourquoi j’en suis un jour arrivé à cette conclusion et laissez-moi jouir du plaisir de celui qui se découvre subitement quelque prescience.

 

 

 

Interlude :

 

J’ai récemment failli perdre un lecteur. Or je n’en ai pas tant que ça pour me permettre de les égarer.

S’il vous plaît, soyez prudents, mes amis. Il en va de la survie de mon blog.

 

Accident2

 

 

 

« Mademoiselle » disparaît définitivement des formulaires administratifs (20 Minutes)

 

Et bientôt de partout.

 

Il va peut-être me falloir inventer un autre mot qui saura dire aussi bien que celui-ci, sans que j’aie à le réciter : « Vous êtes si fraîche, si jeune et si souple encore que, dussiez-vous être affublée d’un bec-de-lièvre et conne comme une poule ivre, vous en seriez toujours belle et enviable. Permettez à la vieille peau abrasive que je suis devenu de rêver, de seulement rêver au velours de pêche que je sais recouvrir l’intérieur de vos cuisses pleines d’avenir. Permettez-moi d’éteindre mes aigreurs en plongeant dans vos yeux qui ne sont pas encore ternis. Accordez-moi, le temps de notre rencontre, de pouvoir rajeunir à votre lumière. Ensuite je repartirai silencieusement dans le décor en noir et blanc auquel, pour un instant, vous m’avez arraché. Je ne vous le dirai pas, créature qui connaissait le bonheur d’être encore en devenir, mais je veux que vous l’entendiez : j’aime votre queue de cheval, j’aime vos cheveux libérés, j’aime la robe, la jupe ou le pantalon que vous portez, j’aime que vous puissiez tout porter, j’aime que vous puissiez tout tenter. J’aime la candeur qui dévoile votre peau, j’aime la froideur qui vous fait enfiler un col roulé, j’aime vos facettes et vos versants. J’aime votre corps délié auquel rien encore n’est refusé. J’aime l’impression, que j’éprouve à chaque fois, que vous pouvez, n’importe quand et pour n’importe où, vous envoler et me laisser en plan ».

 

A moins que je n’étire mon « Madame » et ne parvienne à y faire entrer tout cela.

 

 

 

Le boom de la revente des cadeaux de Noël est-il le symptôme d'une société devenue incapable de supporter la frustration, l'effort et l'attente ? (Atlantico)

 

Et si, plus simplement, le « boom de la revente des cadeaux de Noël » n’était que la saine réaction de gens arrivés à saturation, incapables de supporter plus longtemps encore qu’on leur offre des trucs inutiles et moches qu’ils ont déjà en double ?

 

 

 

Interlude 2 :

 

Tiens, je viens de retrouver, collée au fond d’un vieil album, une photo du sergent en jeune hippie décousu et amoureux de l’amour que lui vouait une sensuelle jeune fille de son âge.

 

SP Hippie


Ah, ce soleil d’été indien, ces cheveux noirs et épais qui se refusaient à tous les peignes et ces élans du cœur ou ces érections insouciantes, qui ne demandaient nullement à être toutes satisfaites, dès qu’elle éternuait…

 

 

 

Centrafrique. « Une bataille dans la capitale n'est pas exclue » (Nouvel Obs)

 

Ce serait con de priver de guerre le lieu qui, souvent sinon toujours, la mérite le plus.

 

 

 

Vladimir Poutine interdit aux Américains d'adopter des enfants russes (L’Express)

 

Le problème de cette vengeance mesquine, c’est qu’on ne peut pas recongeler les mômes qui avaient déjà trouvé preneurs. Mais de ça, Poutine s’en fout. Lui, il a une vision d’ensemble.

 

 

 

Inde : la victime d'un viol collectif à New Delhi est décédée (Nouvel Obs)

 

Contacté par la rédaction de Sergeant Pepper Times, un prêtre italien nous a enjoints de voir dans les femmes violées qui décèdent des sirènes qui, finalement, se noient.

 

 

 

Centrafrique : la France exclut toute intervention malgré les appels à l'aide (Le Parisien)

 

C’est le 27 décembre dans l’après-midi que, martelant rageusement la table, Hollande excluait tout débarquement.

A peine 24 heures plus tard, il cédait enfin à la douleur de ses doigts meurtris et aux arguments de ses conseillers (« hey man, la Centrafrique est un département français ! ») et décidait d’envoyer la Légion étrangère.

 

 

 

La santé de l'ex-président George H. Bush s'améliore (Zonebourse.com)

 

Chic, on va pouvoir le fusiller et le juger !

 

 

 

Mariage gay : le non de l'enseignement catholique (Le Figaro)

 

En fait, la position de l’enseignement catholique n’est pas aussi tranchée que le suggère ce titre partiel et partial du Figaro. Il est plutôt envisagé, ma foi, de lancer un débat intelligent, stéréo plutôt que bilatéral, étoffé d’une multitude d’arguments figés dans un confit de sacré afin que les petits chrétiens et leurs parents, exerçant enfin « une liberté éclairée » dont ils n’avaient pas jusque-là les moyens intellectuels et moraux, en arrivent non contraints et forcés à la conclusion indiscutable qu’être pédé est somme toute du dernier crade.

 

 

 

Nouvel an : Les recettes pour éviter la gueule de bois (20 Minutes)

 

En trente ans, avant qu’un pessimisme de bon aloi ne me sauve enfin de l’alcoolisation inévitable qu’induisait chez moi l’obligation d’être de bonne humeur tel jour de telle heure à point d’heure, j’ai tout essayé, ensemble ou séparément : l’aspirine, le paracétamol, le citrate de bétaïne, l’oxyboldine, le café serré, le doigt dans la gorge, le chocolat à 85 % de cacao, le cannabis, le sexe animal, etc.

Si je n’ai jamais réussi à venir à bout d’une tenace gueule de bois (je dois être franc sur ce point), j’en suis tout de même arrivé à la conclusion qu'avoir un rapport sexuel précédé d’un joint et suivi d’un carré de chocolat noir reste dans l’ensemble nettement plus agréable que de se forcer à vomir un impétueux magma de comprimés effervescents et de café au milieu duquel flottent des ingrédients plus anciens auxquels on n’a aucun souvenir d’avoir été présenté.

Et de toutes les méthodes inutiles, c’est celle que je préconiserai.

 

 

 

« On est en train de mourir en silence » (Libération)

 

Pourquoi croyez-vous que je blogue ? Hein ?

Partager cet article

Repost 0
Published by Sergeant Pepper - dans Nouvelles du Monde
commenter cet article

commentaires

Sophie K. 31/12/2012 14:01


Tiens, je blogue pour la même raison... :D


Ah, Sergent, vous êtes un sage, et comme tous les sages, vous avez des prémonitions. Le cartable pare-balles pour vous, les profs armés pour moi ( j'attends encore les miradors et les barbelés
autour des écoles), nous avions tous les deux raison. En même temps, la connerie majeure des humains facilite grandement les prémonitions, de même qu'elle facilite l'accès des curetons arriérés à
la tête des vieilles églises. L'occident et l'islam, en ce moment, c'est Charybde et Scylla.


31 au chaud pour moi itou, sans herbe (ça me donne mal à la tête, perso) mais avec de bons DVD. Miam.

Zoë Lucider 29/12/2012 19:12


Tant qu'à supprimer un terme, j'aurais fait sauter le "madame", (surtout si ça me valait une déclaration telle que la vôtre) mais on ne m'a pas consultée.


La jeune fille violée,provoque en moi une douloureuse colère, surtout quand on apprend quelle mobilisation l'état a mis en place pour contrôler la manifestation de protestation. Quid des enfoirés
qui ont commis cette horreur?


Le jeune Sergeant était charmant, on comprend la demoiselle qui en était énamourée.

 

 

 

 

 

 

instant nice person