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Suicide Bomber

27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 05:27

Le capitalisme est un système économique et social qui exalte l’inventivité et le dynamisme des individus. Il fonctionne sur un principe très simple : s’il y a une demande, il doit y avoir une offre. Peu importe l’utilité et le bien fondé d’un bien ou d’un service, si des types en veulent, il faut absolument le fabriquer et le commercialiser. Mais, dynamisme et inventivité obligent, il existe un autre principe sous-jacent qui permet de gagner à tous les coups : si la demande n’existe pas, il suffit de la créer à grands coups de matraquage publicitaire ou, dans le cas de biens et de services qui ne sont pas destinés aux consommateurs lambda, à l’aide de groupes de pression surpuissants. Un bon capitaliste n’est pas un type qui reste assis sur ses deux pouces. La rêverie l’ennuie et il vit la stagnation de ses profits comme un échec. Le bon industriel capitaliste est un type avec des braises ardentes dans la poche arrière de ses pantalons qui ne peut pas se permettre d’attendre, par exemple, que les consommateurs réclament un instrument à écorcher les chats en deux minutes au chrono pour le fabriquer en plusieurs milliers ou millions d’exemplaires et le mettre sur le marché. Il ne manquerait plus que ça, merde.

 

En Europe, nous avons des entreprises formidables, des entreprises à l’imagination tellement débordante qu’elles ont fini par créer des produits dont on se demande bien aujourd’hui comment on a pu faire tout ce temps pour vivre sans eux. Les menottes et les ceintures incapacitantes sont du nombre.

 

Dans ce domaine, imaginez un peu quel ne fut pas notre archaïsme, notre bêtise de bêtes sauvages, jusqu’à ces dernières années. Nos braves forces de police n’avaient alors d’autres solutions, pour restreindre les mouvements des gens placés sous leur protection et empêcher les tentatives d’évasion, que de leur passer les bonnes vieilles menottes et de simples chaînes aux pieds. Ce qui était, vous en conviendrez, franchement aléatoire.

Heureusement nos industriels capitalistes, toujours soucieux du bien-être et de l’adéquation de l’humanité avec le modernisme du monde moderne, nous ont une fois de plus permis de faire un bond de géant en électrifiant les instruments précédemment mentionnés. Les menottes, les poucettes et les « ceintures » du vingt-et-unième siècle crachent désormais quelques 50 000 volts. Et ça s’arrache. Pas le temps de les mettre en rayons que, hop, tout est déjà parti. C’est d’ailleurs en cela que l’on reconnaît sans le moindre doute le produit qui faisait cruellement besoin.

 

Les gouvernements européens, conscients que des interdictions ou des lois contraignantes entraveraient l’inventivité des industriels et aggraveraient le chômage, ont fait le choix de fermer un œil et demi sur deux. La République tchèque, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, entre autres, peuvent ainsi fournir les tortionnaires du monde entier sans le moindre problème. La seule condition incontournable est que les clients soient solvables. Cependant, çà et là, des délais de paiement peuvent être accordés.

 

Sommés de rendre publiques les autorisations qu’ils ont accordées, seuls 7 pays de l’UE sur 27 ont respecté ce qui est pourtant une obligation. La France, elle, bien trop occupée à d’autres conneries, n’a pas daigné publier le moindre rapport, malgré la présence extrêmement probable, sinon certaine, sur son sol de fabricants et d’exportateurs. Est-ce parce que, à terme, elle envisage, à l’instar de cette Hongrie d’où est issu notre président franchouillard, d’autoriser les ceintures à électrochocs dans ses commissariats ?

 

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les poubelles s’accumulent de plus en plus devant nos portes de donneurs de leçons, de Londres à Budapest en passant, bien sûr, par Neuilly-sur-Seine. M’est avis que viendra bientôt un jour où le tas sera si haut que l’on n’arrivera même plus à les ouvrir pour sortir prendre l’air.


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Published by Sergeant Pepper - dans Nouvelles du Monde
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